La crise sociale, écologique et démocratique que l’Europe traverse depuis 10 ans doit trouver une réponse sociale, écologique et démocratique à hauteur des enjeux. Elle doit être l’occasion de refonder un nouveau pacte social du XXIe siècle et nouveau modèle économique.

Fort de ce constat, le Green New Deal que propose Aurore Lalucq emprunte le nom et l’esprit de ce qu’a organisé Roosevelt aux Etats-Unis en 1933. Alors que son pays était en « grande dépression », il a mobilisé une masse sans précédent d’investissement public pour défendre un véritable projet de société : création d’emplois, renforcement du dialogue social, infrastructures publiques, logement, éducation, programme d’assistance sociale d’urgence, plan agricole.

C’est grâce à ce New Deal que la prospérité sociale et économique des Trente Glorieuses, fondée sur la notion de croissance, a existé. A l’heure de l’irréversibilité climatique et de la crise des inégalités, le Green New Deal a cette ambition politique nouvelle : sortir les Etats de la logique austéritaire en entrant dans la logique de la post-croissance, à travers une nouvelle planification industrielle, de nouveaux indicateurs sociaux et environnementaux, une transition écologique et sociale durable. C’est un changement radical, paradigmatique, de société. Le Green New Deal dans sa radicalité et dans son ambition est la seule réponse possible pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui.

Pourquoi le Green New deal doit être social ?

La transition écologique n’est pas une question élitiste. Parce qu’elle une question de survie égalitaire sur la planète, elle ne saurait s’affranchir des valeurs de progrès social. Le dérèglement climatique est bel et bien un problème de pauvres : ce sont les riches qui polluent le plus et les pauvres qui patissent le plus de la pollution. Aurore Lalucq a mis en exergue cette indissociabilité entre transition écologique et transition sociale dans son livre Lettre aux Gilets jaunes, pour un New Deal vert en 2019.

Aurore Lalucq défend une réponse transpartisane à la consubstantialité des crises : elle met en place un intergroupe au Parlement européen sur le Green New Deal, entretient des liens étroits avec les ONGs et les mouvements sociaux internationaux, ainsi qu’avec les progressistes américains qui défendent le Green New Deal aux Etats-Unis. Elle écrit un guide pratique pour mettre en place un Green New Deal en Europe à destination des décideurs.