Cher Président, chers collègues, merci beaucoup pour ce débat. En juillet 2019, à travers sa première proposition, la BEI avait présenté un projet très ambitieux, salué par toutes les ONG. Malheureusement, force est de constater que dans sa seconde proposition, elle à rétropédalé, vraisemblablement sous la pression de la Commission, mais aussi celle des industries du gaz. Désormais, ces industries pourront être utilisées en tant que vecteur d’investissement pour sortir du charbon, ce qui est un non-sens écologique. Compte tenu de l’urgence sociale, de l’urgence environnementale et de l’état du débat démocratique, il me semble urgent de ne pas céder aux pressions des lobbies et des industries. C’est pourquoi je vous demande, et je demande à mes collègues, de soutenir la première proposition de la BEI et non pas la seconde. J’appelle également à plus de cohérence au sein des investissements et des financements de la BEI. On ne peut pas, d’un côté, verdir la politique énergétique et, de l’autre côté, ne pas verdir celle des transports et continuer à soutenir la construction, par exemple, d’aéroports. Le «Green New Deal» a besoin de cohérence, la BEI aussi.