Madame la Présidente,

La crise des subprimes de 2007 a mis en évidence à quel point les banques ayant un portefeuille de négociation important peuvent faire chuter d’autres banques en raison de la nature systémique des instruments dérivés.

C’est ainsi qu’un choc financier américain est devenu une crise mondiale.

Et au niveau européen, on se rappelle de l’affaire Dexia qui n’est encore soldé.

Pourtant 11 ans après la crise économique que nous avons connu, nous nous retrouvons dans le même contexte.

Comment allez-vous faire pour gérer les produits dérivés ?

Comme le propose l’école de Chicago, ne devrions-nous pas créer une agence qui autoriserait la mise sur le marché des produits dérivés ?

Enfin, je voudrais aborder avec vous la question du changement climatique.

La Président de la Commission, Madame Von der Leyen, a fait du Green Deal une priorité pour son prochain mandat.

Chaque semaine, nous voyons de nouveaux rapports reliant les risques financiers et climatiques ensemble, émanant du secteur, des banquiers centraux et des superviseurs. Les propositions pour une Bâle verte (c.-à-d. des mesures prudentielles et de surveillance) font leur chemin. Mais rien sur la résolution pour le moment.

Les banquiers centraux ont uni leurs forces au niveau mondial avec le réseau de banques centrales et de superviseurs pour une écologisation du système financier (NGFS – Network for Greening the Financial System), « le seul forum au monde réunissant des banques et des superviseurs déterminés à mieux comprendre et gérer les risques financiers et les opportunités liées au changement climatique ».

Pour quoi le SRB n’en fait-il pas partie ? Comment le SRB intègre la question du risque climatique ?