La Commission a récemment annoncé la sélection du gestionnaire d’actif BlackRock pour rédiger un rapport sur la manière d’intégrer les facteurs sociaux et environnementaux dans la supervision des banques en Europe.

Une annonce pour le moins surprenante lorsque l’on sait que BlackRock, plus grand gestionnaire d’investissements au monde, s’occupe notamment des intérêts de huit des plus grandes firmes pétrolières de la planète. Il détient, par ailleurs, plus de 87 milliards de dollars de parts dans des entreprises d’énergies fossiles.

Il faut enfin signaler que BlackRock s’est opposé ou abstenu dans 82% des résolutions relatives au climat dans les entreprises dont il gère des actions. BlackRock est également un actionnaire de premier plan dans douze banques de rang mondial.

  1. BlackRock agissant comme conseil de plusieurs entreprises pétrolières et bancaires de premier plan, nous nous interrogeons sur sa capacité à conseiller la Commission européenne avec neutralité et impartialité. Pourriez-vous nous transmettre les détails de la procédure suivie pour cet appel d’offre, ainsi que les raisons qui ont présidé au choix de BlackRock ? Quelles garanties apportez vous pour prévenir tout risque de conflit d’intérêt ?
  2. Dans quel cadre et à quelle fin cette étude sera-t-elle utilisée ?
  3. Ne faudrait-il pas procéder à un nouvel appel à projet, prenant réellement en compte ce risque de conflit d’intérêt ?