Lorsque la Banque centrale européenne a été créée, il n’y avait pas de consensus politique sur la question du changement climatique, ni sur les mesures à prendre pour y mettre fin. Il s’agissait donc Il est compréhensible que la BCE n’ait pas tenu compte de ce risque dans l’exécution ses fonctions.

Maintenant que l’Union a adopté l’objectif de la neutralité carbone et que le risque climatique est un fait parfaitement documenté (par l’effondrement du prix de certains actifs en particulier), il est du devoir de la BCE d’adapter son action, d’autant plus que les La stabilité et la surveillance prudentielle sont une partie essentielle de sa mission.

Compte tenu de l’urgence de la situation et du risque financier systémique, nous souhaitons savoir :

1. Quelle approche proactive et qualitative de la gestion des risques la BCE a-t-elle l’intention mis en place ? Par exemple, adoptera-t-elle l’adaptation des ratios de levier en fonction la pollution des secteurs ?

2. Comment la BCE entend-elle mettre en œuvre une véritable écologisation de sa politique d’achat d’actifs ainsi que celle des banques qu’elle surveille ?

3. En outre, la BCE ne va-t-elle pas à l’encontre de sa mission de stabilité et de surveillance des le système financier en ne faisant pas tout son possible pour gérer ce nouveau risque ?